Extraordinaire Lucas Debargue

Voici quelques extraits des interventions de Lucas Debargue au concours Tchaikovsky 2015. Musicien investi et sincère, génial appel d’air frais dans le paysage musical actuel, Lucas Debargue est peut-être le musicien au piano que l’on attendait sans plus l’espérer. Ecoutez Nicolas Medtner et Maurice Ravel inoubliables lors de la deuxième épreuve. Le concerto de Mozart et celui de Liszt lors de la finale. Lucas Debargue n’a pas obtenu le premier prix mais l’association des critiques de Moscou lui a décerné son prix spécial. Quant au public russe il en a clairement fait son pianiste de coeur. Les russes n’aiment pas à moitié. Ce qui laisse augurer pour cet artiste dont le jeu touche en plein coeur, espérons-le et s’il la souhaite, une carrière lumineuse et magnifique, pour notre plus grande joie. L’intégralité des interprétations de Lucas Debargue est disponible sur le site que Medici TV a consacré à la diffusion du concours Tchaikovsky: Replay Concours TCH 15 Extrait de classical news russia du 4 juillet 2015. Competition retrospective. Boris Berezovski’s and Denis Matsujev’s (from the jury) thoughts. Berezovski: « I’m not satisfied with the results of the competition in that sense that our beloved Frenchman Lucas Debargue who deserved as a minimum a bronze, in my opinion even silver, was shifted to the fourth. Surprisingly it was the decision of non-russian jury members. The fact that we should respect audience as well who appreciated him and greeted him raptuously didn’t convince them. They said he’s not professional. For me the best pianists were these who placed first and last. »  Je pense personnellement que c’est l’habileté même des « non russes » du jury d’avoir créé ce « scandale » qui propulse Lucas Debargue en haut de l’affiche (même peut-être au delà de l’affiche), et en fait le héros véritable de la compétition.

Matsujev: « Everything will be fine with Lucas Debargue. When I heard his ”Gaspard” and Medtner’s sonata I told myself: we are fortunate to have this competition! It was created for such moments and for such moments we work. Debargue is already this competition’s superhero. He won audience’s heart, he won music critics hearts. He will return here soon: I’ll invite him to my festivals, Valeri Gergijev to his own. »

Première épreuve Ludwig Van Beethoven – Piano Sonata No. 7 in D Major, Op. 10, No. 3 S. Rachmaninov – Etude-Tableau n°5 opus 39 Deuxième épreuve Nikolai Medtner. Sonata in F minor, Op. 5 Maurice Ravel. Gaspard de la nuit W.A. Mozart. Concerto n°24 en ut mineur  Finale Franz Liszt. Concerto n°2 – P. I. Tchaikovsky Concerto n°1  Concert de gala (auquel Lucas Debargue, quatrième prix, a exceptionnellement été autorisé à participer) Pyotr Ilyich Tchaikovsky – Six Pieces, Op. 51 No. 6 in F Minor, « Valse Sentimentale »

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Les 3 ages de l’apprentissage du piano

I – Le premier âge (5 – 6 ans) doit consister principalement à guider l’élève vers les postures physiques qui lui permettront d’obtenir les différentes variétés de son sans tension corporelle et avec le maximum de naturel.

« Jouer du piano requiert le maximum de concentration émotionnel et le minimum de tension physique » (Claudio Arrau)

1 – La position au piano doit permettre aux avants bras de reposer librement sur le clavier avec le plus de naturel possible. Il faut n’être ni trop proche, ni trop loin. L’élève doit être conduit à sentir le « poids » de son avant bras, articulé à l’épaule, sur le clavier. Il faut toujours le guider vers le maximum de « naturel » possible.

2 – La voûte de la paume de la main doit être arquée comme si elle tenait une boule.

3 – L’articulation des doigts se fait à la première phalange

4 – L’étudiant doit être guidé à ressentir la continuité musculaire des muscles lombaires jusqu’à la spatule des doigts avec le seul point d’équilibre où se délient toute les tensions: le poignet.

5 – L’apprentissage de la respiration est crucial.

6 – Toutes ces indications doivent être accompagnées d’explications les plus précises possibles sur l’anatomie de la main, du bras et des épaules. Il ne faut pas hésiter à ce titre à utiliser comme support pédagogique des coupes anatomiques de ces parties du corps.

7 – Tout en centrant son énergie sur ces aspects physiques, le professeur doit aussi stimuler les capacités imaginatives de l’enfant.

7- Il n’est pas inapproprié de passer plusieurs cours sur une seule phrase musicale, ou sur une seule page, de manière à ce que l’élève prenne la mesure de découvrir en lui les possibilités de créativité inépuisables qu’offre le texte. Il faut lui apprendre à ce moment à ne pas se laisser décourager par l’ambivalence du texte mais au contraire que cette ambivalence soit toujours le gage du plaisir sans cesse renouvelé de la musique, qui est en soi toujours nouvelle.

8 – Le professeur doit être suffisamment mûr pour ne pas projeter sur l’élève son propre rapport (qui a pu être conflictuel par le passé peut-être) à l’instrument. C’est à dire qu’il doit avoir suffisamment intégré en lui-même le deuil que représente le fait de ne pouvoir jouer en lieu et place de l’élève pour qu’il ait le désir de voir en un autre que lui s’épanouir le plaisir et la joie de faire de la musique. Le professeur trouve sa satisfaction dans le plaisir de voir les progrès de ses élèves. Il n’y a pas de mauvais élèves, il n’y a que de mauvais professeurs.

*

II – Le deuxième âge du piano (généralement à partir de 10 ans) est celui de l’apprentissage de la lecture à vue, équilibré par l’apprentissage minutieux d’une ou deux études (Chopin ou Moskowski) et de un ou deux préludes et fugue du clavier bien tempéré par semaine (ou par quinzaine, ou par mois, selon les facultés de l’élève).

« Les préludes et fugue de Bach sont la meilleure école » (Chopin). Schumann disait aussi qu’ils sont le moyen le plus court et direct d’affiner son jeu. C’est un vade mecum pour la vie. Les effets bénéfiques sur les bons réflexe qui servent de base à un jeu naturel se font sentir dès le lendemain d’une étude consciencieuse de cette oeuvre.

Les deux axes de la lecture et de l’étude minutieuse équilibrent l’apprentissage: L’étude est un moment de concentration soutenue, la lecture à vue est sa respiration et sa détente.

*

III – Le troisième âge du piano (à partir de 12 – 13 ans) est celui de l’apprentissage des styles de jeu et de l’environnement des oeuvres.

C’est à ce moment que se joue la révélation. L’élève doit être encouragé à ouvrir sa vision de la musique et trouver sa propre individualité dans la manière dont il construira ses interprétations. La musique accompagne ainsi l’homme ou la femme en devenir, comme un écho de la personne qu’il ou elle est.

A ce moment le professeur doit alimenter l’élève de tout ce qui environne culturellement la création des oeuvres (littérature, histoire, art). La musique, comme l’existentialisme, est un humanisme.

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Schubertiade à la gaité Montparnasse

Adrien La Marca, alto et Adam Laloum, piano

Adien La marca, alto, et Adam Laloum, piano

 La jeune garde des musiciens français a donné hier soir au théâtre de la gaité Montparnasse une Schubertiade dont les programmateurs ont annoncé à notre plus grand plaisir qu’elle ne serait peut-être pas la dernière. A notre grand bonheur en effet, car la nouvelle d’une programmation d’une telle qualité musicale, tant en compositeur qu’en interprètes, est aussi rare dans ce coin de rive gauche qu’une oasis en plein désert.

Une surprise intégrale donc, en cet intime petit théâtre qui s’avère convenir à merveille au format Schubertiade, cette rencontre informelle de musiciens et mélomanes autour de la musique de Franz Schubert.

C’est donc entre deux sex shop et un bar à sushis que le théâtre des Champs-Elysées a émergé de terre, un peu surpris de se retrouver là, pour un soir, au milieu des grivoises frivolités du quartier.

« Faux faux faux ! » me direz vous…. et vous aurez raison. Sur deux points. Premièrement, Il y a des programmations dites « exigeantes » dans le secteur, au théâtre du Montparnasse par exemple ou au théâtre de poche. Deuxièmement, une Schubertiade n’a justement rien d’un rencontre musicale compassée. Schubert lui-même était un amateur de tavernes et un grand fêtard. La musique il en faisait pour s’amuser.

Trêve donc des luttes insensées entre « grande » et « petite » musique.

Si l’heureuse et naïve bonhommie de son oeuvre s’ouvre sur la vertigineuse perspective de l’abîme (c’est d’ailleurs cette élasticité entre vie et néant, constitutive de toute grande oeuvre, qui a directement propulsé sa musique vers nous sur une distance de 200 ans), ce n’est pas de sa faute, c’est que Schubert était génial.

Quelle chance donc (de vivre à deux pas oserai-je ajouter) car il suffit aujourd’hui d’un clic sur un fil d’actualité Facebook pour le soir même se trouver au théâtre à écouter une musique d’une telle qualité, servie par de jeunes gens plein de talent, de vigueur et d’élan. Donc merci Radio Classique, et merci aux esprits généreux à l’origine de cette heureuse initiative. Enfin de la musique de chambre en libre service ! Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé et les musiciens ont été chaleureusement fêtés. Qui a dit que les français n’étaient pas un peuple de mélomanes?

Autour d’un magnifique piano de concert Bösendorfer, légendaire facteur d’instrument viennois, le pianiste Adam Laloum et le violoncelliste Christian-Pierre La Marca rassemblaient dans un programme alternant tubes intemporels (Le trio op.100 dit « Barry Lyndon », film de Stanley Kubrick sur le 18ème siècle, le deuxième mouvement du quatuor « la jeune fille et la mort », la truite en version Lied et Quintette) et oeuvres moins jouées (notamment de charmants lieder) Adrien La Marca à l’alto, Amaury Coeytaux au violon, la mezzo soprano Karine Deshayes, le contrebassiste Yann Dubosc et la violoniste Deborah Nemtanu.

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Amaury Coeytaux

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Christian-Pierre La Marca

La première chose que j’aurai à dire à propos des interprètes c’est: quelle joie de voir ces jeunes musiciens qu’on a vu grandir atteindre le plein soleil de leur activité artistique. Ils ont depuis longtemps dépassé le temps où l’on craignait pour eux. On a à la fois le sentiment d’avancer en toute sécurité à leur côté, soutenu par la solidité de leur pratique, et de profiter de leur joie inaltérée de faire de la musique ensemble. C’est le jack-pot musical.

Pour ouvrir, Adam Laloum était seul en scène face à cet intimidant Bösendorfer, sur lequel il a posé avec prudence et sensibilité deux tendres petits impromptus qui ont ouvert la voie au cortège d’amples chefs d’oeuvre qui suivit.

En voici une interprétation par un Moravien de souche, Sir Alfred Brendel.

Il y eut ensuite le très connu Trio op.100, ici servi par le trio Wanderer. Laloum, Coeytaux et C.-P. La Marca y ont déployé toute leur vigueur de jeunes musiciens et le plaisir qu’ils y ont pris nous a fait entrer de plein pied dans le concert. Nous étions alors bien en Schubertiade. Il manquait juste de pouvoir interrompre le programme pour demander un boeuf ou taper sur l’épaule des artistes.

Vint ensuite le mouvement lent du quatuor « la jeune fille et la mort », dont le titre dit bien ce qu’il veut dire. Une belle compréhension de cette oeuvre si jouée et, toujours, le plaisir contagieux des musiciens.

Entre ces monuments des oeuvres plus courtes et légères, tels la sonatine pour violon et piano et les lieder « Ganymed » et « Der jüngling am bach », ou même la sensible sonate Arpeggione, un tout petit peu fausse au début mais admirablement reprise par la suite.

Et enfin, clou du spectacle, la vibrante, joyeuse, intemporelle « truite », donc aucun cliché ne peut décidément ternir l’éternelle fraîcheur. Le délicieux accompagnement arpégé du piano, la vigueur de ces deux derniers mouvements, l’absence totale d’ennui malgré les trois reprises du final.

Ici, une interprétation par de glorieux ainés.

C’est dans la chaleur presque estivale de ce soir de mai que je regagnai mon domicile, le coeur gonflé de musique, allégé des soucis quotidiens et bénissant désormais le ciel de vivre dans cette ville donc j’étais à court d’argument pour maudire les aspects les plus éprouvants. Allez au concert !

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Le théâtre de la gaité Montparnasse, rue de la Gaité, à Paris

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Une Schubertiade avec Schubert au piano, vue par Julius Schmid (1897)

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Grigory Sokolov, les russes, l’orthodoxie et les pianos

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Misha Dichter, Emil Gilels, Grigory Sokolov

A cette heure de grand froid entre les gouvernements russes et occidentaux, je considère un devoir d’orienter ma curiosité et celle de mes lecteurs vers ce puit inépuisable de trésors qu’est la culture russe. Il faut toujours se souvenir de ce qui nous unit, or, la culture, c’est une manière d’être ensemble. La culture russe est à ce point étrangère, éloignée, exotique de notre point de vue français qu’il m’a fallu l’aide de la psychanalyste Françoise Dolto pour en apercevoir quelques ressorts fondamentaux. Nous verrons ensuite comment je passe de cela à la façon si particulière que Grigori Sokolov a d’envisager l’art du piano, et le bénéfice que peuvent en tirer les pianistes, les instrumentistes, les musiciens et tout un chacun.

Françoise Dolto a épousé Boris Dolto, kinésithérapeute d’origine russe, et parle, dans un entretien publié sous le titre « autoportrait d’une psychanalyste » de l’église orthodoxe et de la façon très particulière qu’ont les russes de vivre leur religion.

« Le dimanche à la messe, c’est curieux de voir les enfants en totale liberté. Ils courent partout, jouent, rient, jouent à cache-cache et c’est très très bien vu. On les « calmote » juste un peu. Quand ils veulent aller dans l’iconostase située derrière, ou grimper à l’escalier, on les calme, on leur fait embrasser une icône, ou une autre, allumer une bougie pour s’occuper, mais personne ne gronde jamais un enfant puisqu’il est le siège du Saint-Esprit. Et, s’il fait des bêtises, c’est parce que ses parents sont nerveux. C’est vraiment formidable, quand on est psychanalyste, de voir les enfants se coucher par terre, chantonner, et tout le monde sourire avec béatitude à les voir se tenir ainsi dans l’église? C’est très curieux. Et, ce qui est visible, là, pour les enfants, vaut pour les fantasmagories  des gens au point de vue de leurs fantasmes. C’est très étonnant. D’ailleurs, c’est ce que montre un roman merveilleux que je viens de lire, Vladimir Roubaïev, de Serge Lentz. C’est passionnant parce qu’on y voit vraiment la truculence de la fantasmagorie, des fantasmes des gens, leur violence. C’est fou, cette violence russe, violence entièrement autorisée. Il n’y a pas de refoulement de tout cela par l’Eglise. Les fous, les fous de Dieu, ou les fous du démon, ou de n’importe quoi, ça fait partie de la vie. Alors, il y a une co-responsabilité extraordinaire des gens les uns vis-à-vis des autres dans la convivialité. On comprend très bien qu’ils soient devenus communistes, malgré toute la perversion qui s’y est mise.

Il y a une telle convivialité que tout le monde peut partager les fantasmes de l’autre, et qu’ils sont tous dans le royaume de Dieu – ce qu’ils ont voulu -, ils sont vraiment les descendants des Juifs de la Bible avant la latinité. Ils sont tout à fait dans la continuité de la Bible. Et, à cause de cela, les gens parlent à Dieu. Quelquefois, ils se trompent et ils parlent au diable. Le diable répond ce qu’il veut. Mais c’est vraiment la même fantasmagorie que celle que l’on voit dans la Bible, quand un type se met à parler à Dieu et que Dieu lui répond n’importe quoi. C’est un être humain qui parle à un autre être humain idéalisé, qui est Dieu. L’être humain, lui, est alors habité par tous les fantasmes de monstres, de diables, de serpents à plume, de cochons à roulette. Du coup tout le monde est d’accord. Il y a une espèce de truculence et de vie des pulsions. Jamais, jamais, la psychanalyse n’aurait pu être inventée en Russie. Parce que tous les fantasmes que les gens débitent sur le divan sont vécus par tous là-bas. »

Je lie cet extrait de Dolto à une interview de Grigori Sokolov donnée à la télévision russe et dans laquelle il dit en particulier:

« After 1 hour of playing in the air conditioned room, you will not be able to recognise the piano from the regulatory point of view. There is nothing more damaging to the instrument than a concert in the open air – it is simply not a professional attitude to the instrument. In the beggining of its life the piano demands the temperature of 20-22 degrees celsius just like a child. You can’t understand why it is crying, what does it want, but you need to understand what hampers it.

Après une heure de jeu dans un pièce climatisée, vous ne serez pas en mesure de reconnaître le piano d’un point de vue régulation. Il n’y a rien de plus dommageable pour un instrument qu’un concert en plein air – c’est simplement une attitude qui n’est pas professionnelle envers l’instrument. Au début de sa vie, un piano exige une température de 20-22 degrés celsius. C’est exactement comme un enfant. Vous ne pouvez pas comprendre pourquoi il crie, ce qu’il veut, mais vous devez comprendre ce qui l’entrave.

Pianos for me are like human organism. Just like human organism it gets old, gets sick and dies. Just like humans – one dies at 20, some at 40, 50 so does the piano – it is somehow genetically predestined. Why is piano so different from violin? Because you get the sound differently, and the soft material on the piano hammers is very sensitive to the change of temperature.

« Les pianos pour moi sont comme l’organisme humain. Comme les organismes humains ils vieillissent, tombent malade, et meurent. Comme les être humains – certains meurent à 20 ans, d’autres à 40, ou 50. Le piano aussi – quelque part ils sont génétiquement prédestinés. Pourquoi le piano est-il si différent du violon? Parce que vous obtenez le son différemment, et le matériau doux des marteaux est très sensible au changement de température »

Cette façon de traiter le piano comme un être humain est extraordinairement inspirante et profondément juste. C’est en traitant votre instrument avec respect et attention aux exigences qui lui sont propres, qui ne sont pas celles d’un autre instrument, que vous offrirez une nouvelle dimension à votre pratique. Cette façon qu’a G. Sokolov de penser est très liée à l’orthodoxie ou l’univers intérieur des fantasmes est en quelque sorte « extériorisé », vécu et partagé dans la « vraie » vie. Ce qui est valable aussi pour les pianos qui deviennent aussi des êtres vivants, avec ce devoir pour le pianiste de comprendre ce qui les entrave ou ce qui les porte dans le plus beau, et toujours unique, chant qu’ils puissent produire.

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